systemd

Suivez chaque jour le cheminement de la démarche artistique de Pascal DESBLED (graphiste, plasticien). Critiquez-la. Commentez-la.

30 novembre 2007

c'est louche...

Sleon  une  édtue  de  l'Uvinertisé  de  Cmabrigde,
l'odrre  des  ltteers  dans  un  mtos  n'a  pas  d'ipmrotncae

groucho

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28 novembre 2007

Ce matin un lapin...

lapins






Qu'il soit Duracell, crétin, en chocolat ou multicolore, le lapin habite notre quotidien.
Les professionnels de la communication usent et useront encore longtemps de cet animal, pour véhiculer leurs messages.
Quoi de plus gentil qu'un lapin (sauf pour les Monthy Piton). Il a nourrit et vêtu les hommes depuis la nuit des temps...

Côté symbolique : pas trop de risques.
Qui dit consommation, dit abondance, et notre ami rongeur est bien placé dans le hit-parade des bestioles fortement fécondes (cf. logo PlayBoy)
Une vidéo qui conclut bien le sujet :
http://www.dailymotion.com/video/x2ewbq_le-lapin-the-rabbit_fun

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23 novembre 2007

le poids des mots...

Rudi Meyer :

"La création typographique ne doit pas être confondue avec la recherche de
l'originalité, elle doit se fonder sur la rigueur, le soin, la simplicité, la
volonté d'aller à l'essentiel. Point, ligne, surface, les pleins et les vides,
les formes et contre-formes, les rythmes, la hiérarchie des éléments visuels
pour structurer l'espace sont les bases.
La typographie est minimaliste par nature puisque le nombre de ses variables
visuelles sont limitées ; ainsi le plus petit élément peut être porteur de
grands effets."

www.rudi-meyer.com

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19 novembre 2007

Rien ne se perds, rien ne se crée, tout se transforme...

...disait Antoine Lavoisier. Si ce principe valait à l'origine pour la physique et la chimie, il peut s'appliquer aussi aux arts graphiques.

arcimboldoLa puissance des outils de retouches numériques et la facilité d'accès aux images via le web, ont rendu plus aisé les rendus photographiques complexes. Les techniques d'impression et de reproduction ont rendu les œuvres plus accessibles moins fragiles (tenues aux UV).

L'art numérique se fait donc petit à petit une place. Ce qui contribue d'ailleurs a augmenter la notoriété de la photo d'Art auprès des amateurs d'art contemporain. Tant mieux pour les photographes, les galeristes, les salons et foires. Les prix flambent pour la photo d'art (+240% pour les photos d'
Edward Steichen, recors battu le 14 février 2006 avec le vente de son Balzac de Rodin à 550 000 dollars chez Sotheby's NY).

N'oublions pas donc, que le principe de ces effets visuels a été mise au point par Giuseppe Arcimboldo au XVIe.
Le spectateur est amené à deux niveaux de perception non simultanés qui invitent à une troisième lecture :
la lecture symbolique.
Arcimboldo eut du succès de son vivant, il était apprécié de l'illustre famille des Habsbourg. Il a même composé le portrait de l'empereur Rodolphe II sous la figure du dieu Vertumne.

D'autres artistes comme les cubistes, ont usé de ces effets en détournant des images par découpages et collages
Le but étant toujours d'amener le spectateur a une réflexion par rapport à la réalité.

Reynald Drouhin, Geneviève Gauckler, Tom Leighton sont quelques uns des artistes qui réussissent aujourd'hui a imposer leur style de photo-montage numérique.

Leurs œuvres nous plaisent parce qu'elles nous obligent à prendre du recul par rapport à notre première perception visuelle.
Le gens trouvent toujours fascinant ce type d'effets. Elles rendent l'observateur intelligent, parce qu'il y découvre et comprend quelque chose qu'il n'avait perçu au départ. Il est ainsi mis en valeur. Fier de sa réussite...il ne tardera souvent pas à toisé celui qui comme lui n'avait pas vu le second degré !

Je dis souvent à mes étudiants qu'un visuel réussi (logotype, pictogramme, illustration) est un visuel qui cache plusieurs messages (second degré). L'essentiel est que tous les messages soient perçus et compris. En tout cas les plus importants.
Ce qui n'est pas le cas pour les identités visuelles suivantes, pourtant elles font parler d'elles :
> le "C" du logotype Carrefour,
> l'escargot du logotype "TGV"
> les silhouettes du logo des parcs nationaux.

A vous de jouer !




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16 novembre 2007

Baroque ou ascetisme

J'observe depuis presque vingt ans tout ce qui touche de près ou de loin les identités visuelles qui nous entourent.
Il me semble aujourd'hui évident que 2 tendances graphiques s'affrontent.

L'objectif non avoué est d'optimiser la perception par les consommateurs, car la guerre des signes et symboles fait rage !
De nombreuses études sérieuses démontrent que notre œil reçoit de plus en plus d'informations (1500 marques par jours).

Les ascètes contre les baroques.

baroqueAscetisme












S'il l'on observe de près les logotypes qui ont récemment mutés, ont peut en effet constater que cohabitent ceux qui abondent dans les effets visuels. Cherchant par tous les moyens a clignoter pour attirer notre attention. Sorte de surenchère visuel. 
>>>On ajoute des couleurs a son nuancier (Total, Manpower...)
>>>On cherche a se mettre en mouvement en optant pour des effets de relief (le fameux Web2.0)

Jusqu'où iront-il ?
Ne peut-on pas craindre la saturation visuelle jusqu'à l'écœurement ?
La pérénité visuelle n'est-elle pas mise en demeure ?

En opposition a cette tendance dominante, il est rassurant de voir d'autres identités miser sur l'épuration visuelle, en revenant aux bases.
Cette simplicité rime avec efficacité...
>>>Nike n'utilise plus que sa virgule
>>>Reebook opte pour l'abréviation de son nom Rbk, idem pour Federal-Express qui devient FedEx
>>>Canal+ abandonne son disque arc en ciel pour un logo en noir en blanc
>>>De + en + de logotypes s'habillent exclusivement de typographie : Accenture, ville de Saint-Etienne, Région Rhône-alpes

Mais je comprends qu'il soit plus facile de vendre à un client du graphisme très tendance ;-)


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Bienvenue au rose...

logorose




Sauf erreur de ma part, il semble que le rose devient très tendance.
Cette couleur d'ordinaire réservée au public féminin ou enfantin semble viser aujourd'hui un public plus large.
Est-ce un pied de nez à la morosité ambiante (guerres, grèves, nationalisme et intégrisme en tous genres)?

J'ai d'abord observé le rose entrer dans notre environnement visuel sur des supports éphémères (pub TV, affiches, flyers), mais force est de constater que nombreuses identités visuelles adoptent le rose (Calor, Neuf Télécom, chaussures André...). Ce qui inscrit de fait cette couleur dans la durée.

Posté par systemd à 10:16 - Tendances couleurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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